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Pourquoi diversifier son épargne ? 5 conseils essentiels !

Pourquoi diversifier son épargne ? 5 conseils essentiels !

Diversifier son épargne, voici une règle d’or qui revient toujours quand on s’intéresse aux différentes manières d’optimiser ses placements. Mais pourquoi faut-il ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? En quoi consiste la diversification de l’épargne ? Et quels sont les conseils essentiels à suivre pour diversifier son épargne ?

Pourquoi est-il important de diversifier son épargne ?

Diversifier son épargne permet de réconcilier deux buts essentiels recherchés par tout investisseur.

Le premier, c’est de protéger ses placements en limitant le risque de perte en capital. Globalement, la présence de plusieurs placements de natures différentes réduit au maximum la perte de l’argent investi et la dépréciation du portefeuille.

Le second, c’est d’augmenter la performance et la rentabilité de votre épargne, de façon à la faire fructifier. En diversifiant vos placements, vous avez davantage de chances de maintenir votre pouvoir d’achat face à l’inflation.

En d’autres termes, un misant tout sur un seul et unique placement, vous risquez de tout perdre. Alors qu’en diversifiant au maximum, vous réduisez la volatilité de votre portefeuille et diluez les risques.

En quoi consiste la diversification de l’épargne ?

Concrètement, diversifier son épargne, c’est placer son argent sur plusieurs actifs, qu’ils soient financiers, mobiliers ou immobiliers. Et au sein d’un même actif, vous pouvez également choisir plusieurs supports.

Chaque produit vous apporte des avantages et des inconvénients, mais leur multiplication vous permet une diversification équilibrée. Vous pourriez, par exemple, détenir votre épargne sur les investissements suivants :

  • Livrets d’épargne réglementée (LEP Livret d’Épargne Populaire, Livret A, LDDS Livret de Développement Durable et Solidaire, etc.),
  • Livrets d’épargne libre (livret boosté, livret fiscalisé),
  • CAT Compte à Terme et DAT Dépôt à Terme,
  • Assurance vie avec des supports en euros et des supports en unités de compte,
  • PEA Plan Épargne en Actions et CTO Compte Titre Ordinaire avec des obligations et des actions,
  • Immobilier pierre-papier avec des SCPI Société Civile de Placement Immobilier ou immobilier en direct avec des investissements en dur,
  • Valeurs spéculatives avec les matières premières, crypto monnaies ou tout autre investissement de niche, etc.

Bien entendu, tout investisseur doit élaborer une stratégie en fonction de ses objectifs propres. Voici nos 5 conseils essentiels pour diversifier votre épargne.

Conseil numéro 1 : connaître son horizon de placement

Toute l’épargne que vous pouvez amasser ne doit pas satisfaire un seul projet. En règle générale, il est important de voir vos placements comme sources d’argent à court, moyen et long terme. Prenons quelques exemples, si vous souhaitez financer un voyage à l’étranger cet été, si vous souhaitez préparer votre retraite ou si vous souhaitez anticiper votre succession, vous aurez des horizons de placement différents.

Bien entendu, votre âge en tant qu’investisseur a aussi son rôle à jouer dans votre manière d’épargne. Mais vous pouvez retenir qu’un placement à court terme doit être peu risqué, qu’un placement à moyen terme doit comprendre un risque modéré et qu’un placement à long terme peut comprendre un risque plus élevé.

En effet, la variable temps est importante, notamment si vous souhaitez investir sur le marché boursier. Car si vous n’êtes pas à l’abri d’un effondrement momentané de la valeur de votre épargne, le rendement a tendance à s’obtenir avec le temps. Il est donc indispensable de tenir compte de vos différents objectifs et horizons de placement avant de diversifier son épargne.

Par ailleurs, certains produits sont des enveloppes fiscales. Cela signifie qu’ils vous procurent certains avantages fiscaux après un minimum d’années de détention, à l’instar du PEA après 5 ans ou de l’assurance vie après 8 ans. Prendre date en ouvrant ces produits le plus tôt possible, même avec un investissement restreint, est conseillé pour épargner sur ces supports quelques années plus tard.

Conseil numéro 2 : connaître son profil de risque

C’est un fait, nous n’avons pas tous la même sensibilité au risque. Notre éducation, notre vie, l’absence ou la présence d’enfants, notre niveau de revenus, notre façon d’appréhender le monde, notre caractère, sont autant de facteurs expliquant l’existence d’une diversité de profils d’épargnants.

Il est donc important de ne pas aller « contre sa nature » au risque de stresser inutilement et de se faire des cheveux blancs. Une personne prudente ne doit pas prendre un niveau de risque élevé sur un coup de tête par exemple. En revanche, les peurs liées à une perte d’argent sont avant tout dues à la méconnaissance des marchés, des produits ou de la fiscalité.

Il est donc important de bien se renseigner, de regrouper les informations, de recenser les avantages et les inconvénients d’un produit, afin de comprendre le fonctionnement des différents supports, pour prendre sa décision en connaissance de cause. Et si ce travail vous accapare trop de temps, s’il vous semble nébuleux, s’il vous laisse perplexe, il ne faut pas hésiter à confier la gestion de votre épargne à un professionnel.

On distingue en matière d’investissements cinq types de profils d’épargnants :

  • L’investisseur sécuritaire : il a une aversion au risque, il place 100 % de son épargne sur des livrets ou comptes à termes, même si le rendement n’est pas suffisant pour maintenir son pouvoir d’achat,
  • L’investisseur prudent : il n’aime pas le risque, mais aimerait au moins que son épargne ne dévalue pas, il place 80 à 90 % de son argent sur des livrets et 10 à 20 % sur des supports sécuritaires comme les obligations,
  • L’investisseur équilibré : comme son nom l’indique, il recherche la performance avec une exposition modérée aux risques, il place 40 à 50 % de son épargne en sécurité, et les 50 à 60 % restants sur des supports plus risqués,
  • L’investisseur dynamique : le risque ne l’effraie pas, il recherche avant tout la performance, une répartition de 60 % ou plus sur le marché actions par exemple, n’est pas rare,
  • L’investisseur offensif : le rendement est sa priorité, il n’hésite pas à prendre des risques, quitte à risquer tout son capital, et peut aller jusqu’à investir 100 % de son épargne sur des supports à risques, y compris les plus spéculatifs.

Savoir où vous vous situez est primordial. Par ailleurs, rien ne vous empêche de passer d’un profil à l’autre au cours de votre vie. Par exemple, un investisseur peut être dynamique de 30 à 50 ans, devenir équilibré jusqu’à 60 ans, puis enfin opter pour une gestion prudente à l’approche de la retraite afin de sécuriser son capital.

Conseil numéro 3 : savoir choisir ses produits de placement

Après avoir identifié ses horizons de placement et son profil de risque, il est beaucoup plus aisé de se diriger vers des produits adaptés à notre vision de l’épargne. L’idée principale est de n’aller que vers des produits dont on comprend les mécanismes et qui correspondent à nos besoins.

Il est tout à fait possible de demander conseil à son banquier ou à un gestionnaire de patrimoine indépendant à cette étape. Profitez d’un audit ou d’un bilan patrimonial, pour mieux identifier les placements qui nous conviennent, peut s’avérer utile si l’on est un épargnant débutant, ou que l’on éprouve le besoin de faire le point sur ses objectifs.

Enfin, si vous souhaitez investir sur un produit, comme l’assurance vie par exemple, il va falloir rechercher celui qui répond le plus à vos aspirations. Comparer avant de souscrire un contrat est donc essentiel, car tous les assureurs et organismes financiers ne disposent pas de la même attractivité. Les frais, les supports proposés et les modes de gestion ne sont pas à négliger.

Conseil numéro 4 : suivre son épargne régulièrement

À moins d’être un épargnant offensif, aguerri aux marchés financiers et faisant principalement dans la spéculation pour espérer des gains rapides, suivre son épargne ne signifie pas être obnubilé par elle.

L’idée est davantage de se fixer des objectifs et de s’y tenir, et de vérifier que le portefeuille idéal qu’on s’est construit est respecté. Par exemple, un épargnant prudent pourrait choisir une enveloppe de ce type :

  • 50 % de son épargne sur des livrets,
  • 50 % de son épargne sur une assurance vie, avec 30 % investis sur le support en euros sécurisés et 20 % sur des obligations d’État.

Le suivi consistera, tous les mois ou tous les deux mois, à vérifier la répartition de ses actifs, et à la corriger si nécessaire.

Au contraire, un investisseur dynamique pourrait choisir une enveloppe de ce type :

  • 20 % de son épargne sur des livrets,
  • 20 % de son épargne sur une assurance vie en unités de comptes,
  • 60 % de son épargne sur un PEA via des ETF Exchange Traded Funds ou trackers.

Ici, le suivi consistera, toutes les semaines ou toutes les deux semaines, à vérifier la répartition de ses actifs, mais aussi la réparation de ses ETF (par exemple 40 % sur le marché américain, 20 % sur le marché français, 20 % sur le marché européen et 20 % sur le marché mondial).

Conseil numéro 5 : déléguer sa gestion de portefeuille

Acquérir des connaissances approfondies en matière de marchés financiers et de fiscalités demande du temps et de l’intérêt. Tous les investisseurs ne peuvent donc pas se prêter au jeu et s’improviser gestionnaire de patrimoine du jour au lendemain.

Mais qu’à cela ne tienne, cela ne dispense pas les moins aguerris et les moins soucieux de l’actualité financière d’épargner efficacement. S’orienter vers un cabinet de placement ou un gestionnaire de patrimoine est alors une excellente initiative pour dynamiser son épargne.

Ce professionnel sera chargé, en fonction de vos attentes et du degré de risque que vous êtes prêt à prendre, s’occuper de votre épargne en respectant votre souhait. Il vous tiendra informé des opportunités, de vos actifs, et prendra à votre place les décisions judicieuses qui s’imposent selon votre profil.

 
 

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