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Peut-on regrouper 2, 3 ou 4 crédits en un seul ?

Peut-on regrouper 2, 3 ou 4 crédits en un seul ?

Il n'est pas rare que les crédits d'un emprunteur se cumulent pour chacun répondre à un besoin particulier, survenus à des étapes différentes du courant de la vie. Quand les mensualités pèsent trop lourd sur le budget, il peut être préférable de regrouper ses divers crédits en un seul. Voici comment, quels en sont les avantages, et comment faire le bon choix.

2, 3 ou 4 crédits : Comment faire ?

Au cours d'une vie, de ses évolutions et de ses aléas, un emprunteur peut se retrouver contraint de cumuler plusieurs crédits. Classiquement, le crédit auto, puis peut-être un crédit immobilier, assorti d'un crédit travaux, ou autre. En bref, tant que l'organisme prêteur accepte de financer ses projets, l'emprunteur peut laisser parler ses envies. Mais il arrive que la situation change, professionnellement ou personnellement, que les finances diminuent ou que de nouveaux besoins de financement prégnants se manifestent, et que le montant global des mensualités pèse trop lourd pour poursuivre ainsi. Idéalement, un budget mensuel bien tenu doit permettre une épargne, si faible soit-elle. C'est la preuve de sa capacité à vivre décemment avec son reste à vivre, une fois les mensualités de crédits et les charges fixes payées ou prélevées.

Si tel n'est pas le cas, les mensualités approchent généralement dangereusement du taux maximal d'endettement autorisé, voire le dépassent si la situation financière a changé. Le risque : les retards de paiement, voire les impayés. Malheureusement, chaque incident a des conséquences. Suite à un impayé, la banque met l'emprunteur en demeure de payer. Si celui-ci ne peut donner suite à cette mise en demeure sous 30 jours, la banque demande alors à la Banque de France d'inscrire l'emprunteur au fichier des incidents de crédits aux particuliers (FICP). C'est un premier fichage qui peut entraîner des conséquences fâcheuses, comme des refus de financement quelle qu'en soit la motivation, un découvert autorisé supprimé, des agios plus importants en cas de découvert ou de retard de paiement, etc. C'est pourquoi la politique de l'autruche n'est jamais une bonne solution. Mieux vaut affronter les difficultés, et trouver des alternatives à une situation financière non viable.

Le rachat de crédit : Qu'est-ce que c'est ?

Le rachat de crédit consiste à fusionner plusieurs crédits, ou à racheter un crédit immobilier unique, pour bénéficier de mensualités plus faibles. En rachetant un ou plusieurs de ces crédits, la banque va mettre en place un nouveau crédit unique. L'avantage ?

  • Une gestion largement facilitée,
  • Un seul créancier,
  • Un taux d'intérêt unique,
  • Une seule mensualité,
  • Une seule date de prélèvement,
  • Des mensualités allégées,
  • Un reste à vivre mensuel augmenté.

Le rachat de crédit peut concerner tout type de crédits, hormis les dettes de jeux et les dettes liées à des activités illégales. Si tous les organismes prêteurs ne proposent pas nécessairement le rachat de l'ensemble des crédits suivants, ils pourront y être inclus dans l'absolu :

  • Un crédit immobilier principal seul, pour espérer alléger les mensualités ou profiter d'un taux plus avantageux;
  • D'autres crédits immobiliers, type prêt à l'accession sociale (PAS), prêt à taux zéro (PTZ), prêt épargne logement (PEL), prêt conventionné, etc.;
  • Des crédits à la consommation de toutes sortes : prêt affecté type auto ou travaux, prêt personnel non affecté, crédit renouvelable ou leasing par exemple;
  • Des dettes financières, et notamment un découvert bancaire à rembourser, ou encore une soulte;
  • Des dettes ménagères, qui pourront être un impôt, des loyers de retard, des factures de consommation, etc.

Est-ce toujours judicieux de regrouper ses crédits ?

Et bien non, ce n'est pas toujours judicieux d'opter pour un rachat de crédits. Plusieurs explications à cette nuance sont à apporter.

Le coût global du rachat

D'abord, il faut savoir que le rachat de crédit présentera toujours un coût global plus important que celui des crédits initiaux. Pourquoi ? Pour deux raisons. La première : parce que le taux appliqué aux rachats de crédits est très souvent plus élevé que ceux obtenus avec les crédits initiaux. Les seuls cas où l'effet inverse se produira, seront ceux d'une évolution notable de la situation financière de l'emprunteur, qui pourrait alors amener la banque prêteuse à envisager un taux plus bas, considérant que son risque pris est bien moindre qu'auparavant.

La seconde raison qui explique le coût global plus important du rachat réside dans l'étalement des mensualités. C'est la promesse faite par le rachat de crédits : étaler la durée du prêt sur davantage de mois, voire d'années, pour alléger les mensualités. L'objectif est donc de réduire immédiatement le poids des prélèvements, pour augmenter de manière significative son reste à vivre. Le rachat de crédit doit donc s'étudier selon sa capacité à faire face à ses mensualités, mais aussi les durées restantes à rembourser, pour en définir l'intérêt réel ou non du rachat.

Le taux d'intérêt plus élevé

Egalement, le rachat peut ne pas être une opération fructueuse, notamment lorsqu'il intègre un crédit immobilier. D'abord parce que les crédits immobiliers sont ceux qui profitent du taux le plus bas du marché. Difficile donc de rivaliser sur un rachat, où le coût global des intérêts va probablement être décuplé. Egalement, si le bien est garanti par une hypothèque auprès de l'ancien créancier, et que la banque racheteuse souhaite s'en prémunir également, les frais notariés associés à la levée d'hypothèque incombent à l'emprunteur. Enfin, si le crédit immobilier est complété par un prêt à taux zéro, ce dernier se verra intégré au nouveau crédit global, donc subira le taux d'intérêt nouvellement appliqué.

Les frais de gestion liés au rachat

Que le rachat inclut un crédit immobilier, ou non, la banque appliquera systématiquement des frais lors du rachat, notamment les éventuelles Indemnités de Remboursement Anticipé (IRA) dont elle aura dû s’acquitter pour rembourser les crédits aux divers créanciers, qu’elle réintègrera dans le montant du nouveau crédit ; mais aussi des frais de garanties et d’assurance du rachat de crédits puisqu’il s’agit bien d’un nouvel emprunt, et enfin des frais de dossier pour dédommager la banque des démarches administratives entreprises pour racheter les crédits auprès des créanciers.

L'offre de rachat sous la coupe de la banque

Enfin, il faut bien rappeler que la banque peut également refuser la demande de rachat de crédit. Si elle estime que le risque pris d'impayé est trop important, car les mensualités restent trop élevées, car les incidents de paiement à répétition pèsent sur un dossier, car la banque n'est pas en capacité de proposer une offre plus intéressante que les conditions souscrites de chaque crédit individuel, ou encore car l'âge de l'emprunteur ne permet pas à la banque de ré-étaler le prêt, l'emprunteur peut tout simplement ne pas parvenir à faire racheter ses crédits et baisser ses mensualités. Selon la situation, obtenir une offre de rachat peut sembler être la solution adéquate à une situation financière devenue complexe, mais ce montage financier s'étudie et s'apprécie selon ce que la banque est en mesure de proposer.

Comment comparer les offres de rachat ?

Il serait tort de penser qu'une offre de rachat de crédit est nécessairement plus intéressante que de préférer conserver ses différents prêts individuels. Le rachat de crédit est un secteur financier où la concurrence entre organismes prêteurs est très prégnante, ce qui présente des avantages comme des inconvénients. Certaines offres présenteront des taux doublés par rapport à une autre offre. Signer pour la première reçue serait assurément un tort, du moins un gros risque de passer à côté d'une offre bien plus compétitive. La concurrence impose aux établissements bancaires de s'aligner, de réviser leurs taux ou leurs conditions pour parvenir à convaincre. Il est donc primordial pour l'emprunteur de comparer les offres, voire de se faire accompagner.

En premier lieu et pour se faire une idée des offres auxquelles il sera possible de prétendre, il sera judicieux de s'aider des services d'un comparateur en ligne. Pourquoi ? Parce qu'il va comparer automatiquement les offres disponibles auprès de plusieurs organismes, et notamment celles des banques en ligne, qui proposent généralement des conditions plus clémentes. 100 % gratuit, accessible en continu, de chez soi, il permet de profiter d'offres actualisées pour mieux évaluer le rachat possible à mettre en place. Ajoutons que le comparateur en ligne n'impose aucune forme obligatoire d'engagement contractuel ou financier.

Egalement, dès lors qu'il s'agit de regrouper plusieurs crédits, dont au moins un crédit immobilier, il sera judicieux de se fait accompagner par les services d'un courtier. Cet expert de la finance se chargera de l'analyse du profil emprunteur, de la comparaison ciblée d'offres en adéquation avec les attentes du client, de l'analyse fine des conditions de souscription pour n'émettre que les points d'attention les plus révélateurs au client. Son expertise juridique et sa parfaite maîtrise de la réglementation feront le reste. Il offre un gain de temps, la garantie d'une offre de rachat à un taux particulièrement compétitif au vu de la situation des co-emprunteurs, et un accompagnement juridique et financier expert.

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