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Quand ouvrir un plan d’épargne retraite ? Quel est l'âge idéal ?

Quand ouvrir un plan d’épargne retraite ? Quel est l'âge idéal ?

Le Plan Epargne Retraite (PER) est un produit d’épargne récent permettant des placements financiers capitalisés. Son principe ? Celui d’une épargne cumulée sur le long terme, qui fructifie à la hauteur des sommes investies et des risques pris, pour assurer une rente viagère ou un capital à l’âge du départ en retraite. Pour profiter de toute l’agilité financière qu’il propose, il convient d’y souscrire au bon moment. Voici quelques indications sur l’âge idéal de souscription d’un PER.

Pourquoi ouvrir un PER ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 8 % des retraités vivent sous le seuil de pauvreté, 38 % bénéficient du minimum de pension. Le ratio d’actifs cotisants et de retraités tend depuis des années les capacités de financement du régime des retraites en France. Ainsi, sur un constat structurel et conjoncturel incertain, miser sur la prévoyance est probablement le meilleur choix pour envisager plus sereinement sa retraite. Le PER propose un ensemble d’avantages durant toute la durée de vie du contrat, et par la suite, à la sortie de la vie active :

  • La déduction des sommes versées sur le PER des revenus imposables annuels,
  • Un plafond de déductibilité trois fois supérieur à celui des niches fiscales,
  • La facilitation de la transmission de patrimoine par la désignation de bénéficiaires en cas de décès,
  • Une épargne non soumise à l’IFI (Impôt sur le Fortune Immobilière),
  • Des possibilités de sorties anticipées dans des cas exceptionnels d’accidents de la vie ou d’acquisition de sa résidence principale,
  • Le choix d’une sortie en capital ou d’une sortie en rente viagère selon ses besoins.

Qui peut ouvrir un PER ?

Le Plan Epargne Retraite est accessible à tous, sans distinction aucune ni du statut professionnel, ni de la situation financière de l’épargnant, ni de son âge, si tant est qu’il ait entre 18 et 68 ans. Les 18 ans marquent évidemment la majorité, avant laquelle il est impossible de contracter seul ce type d’épargne. En revanche, les parents peuvent tout à fait décider d’ouvrir un PER au nom de leur enfant, ce qui présente même un avantage certain. Le parent peut ainsi déduire ses versements volontaires selon son TMI (Taux Marginal d’Imposition) et la fiscalité appliquée à la sortie sera basée sur un TMI plus faible puisque ce sera celui de l’enfant.

Pourquoi 68 ans ? Communément, bien que rien n’empêche un retraité d’ouvrir un PER, les organismes gestionnaires seront plus frileux à le proposer. Le PER est un produit d’épargne bloqué sur le long terme, dont l’objectif est d’inciter à l’investissement pour financer une partie de l’économie. Objectif difficile à atteindre alors même que l’âge de l’épargnant lui permet de retirer son argent quand bon lui semble. On considère donc qu’au-delà de 68 ans, les gestionnaires de PER refuseront l’ouverture du plan.

Quand ouvrir un PER ?

Alors quand est-il le plus judicieux de l’ouvrir ? Une fourchette de 50 années, c’est plutôt large pour se positionner. Et bien, s’il est conseillé de l’ouvrir le plus tôt possible, l’âge idéal pour ouvrir un PER est estimé à 30 ans, et ce pour plusieurs raisons qui se résumeront finalement à une période de stabilité trouvée.

Rappelons que le PER est un « placement tunnel », ce qui signifie que, sauf cas exceptionnel, il ne peut être clôturé avant l’âge légal de départ en retraite. Ainsi, même si elle est préconisée le plus tôt possible, une souscription à 20 ans serait trop contraignante. C’est l’âge des premiers salaires, des premiers projets qui sont principalement à court ou moyen terme, les revenus sont généralement faibles et fluctuants aux premiers pas dans le monde du travail. Et soyons honnêtes, est-ce vraiment d’un PER dont on rêve à 20 ans ? Eventuellement, le PEL (Plan Epargne Logement) sera plus adapté aux besoins réels de cette tranche d’âge si une épargne est envisageable.

A l’inverse, à 40 ou 50 ans, la souscription ne permettra que peu d’années d’épargne, au risque de ne pouvoir opter pour la rente viagère, qui doit être d’un minimum de 100 € pour pouvoir être mise en place. Son montant est calculé selon la table de mortalité de l’INSEE qui sert de base aux assureurs et organismes bancaires pour établir le ratio des probabilités de décès ou de survie, selon l’âge de l’épargnant.

Encore une fois, un PER peut être souscrit à tout âge, 30 ans étant l’âge idéal, mais pas nécessairement l’âge de souscription prédominant d’ailleurs. C’est en tous cas la période où l’on estime que les études sont a priori terminées, que l’entrée dans la vie active est faite et plutôt bien assise, que la vie personnelle est plutôt installée. Les projets futurs se dessinent de manière plus clairvoyante, plus lucide et perspicace. Les trentenaires peuvent être de jeunes parents qui se soucient davantage de se constituer un patrimoine familial, « d’assurer leurs arrières » en cas de difficultés. Enfin, c’est l’âge où la capacité d’épargne est plus consciente et raisonnée, selon ses besoins réels du quotidien.

Un PER selon son profil d’épargnant

Au-delà d’un âge, c’est plutôt un profil selon sa situation professionnelle, personnelle et financière qui sera privilégié. En effet, le moment idéal pour ouvrir un PER dépend de plusieurs éléments propres à chacun.

Selon ses capacités financières

Le PER reste un produit d’épargne progressive, qui doit être alimenté régulièrement tout au long de la durée de vie du contrat. Aussi, le bon moment de souscription sera finalement celui où il est financièrement possible d’investir en épargne une somme que l’on sait alors bloquée jusqu’à sa date de départ en retraite. C’est un placement au long cours, qui doit être mesuré selon son pécule disponible, une fois déduits ses charges et son reste à vivre. Aussi, généralement, les PER ouverts tôt seront ceux d’épargnants disposant de très bonnes capacités financières, voyant ce produit d’épargne davantage comme un produit d’investissement et de défiscalisation.

Plus tard également, lorsque les salaires ont bien évolué par la carrière, que les enfants sont grands et ont quitté le nid, l’impôt n’est jamais bien loin. Souscrire son PER lorsque ses capacités financières le permettent, tout en profitant de la défiscalisation qu’il propose, permet de cumuler un pécule qui sera toujours bienvenu pour pallier le delta de perte de pouvoir d’achat en sortie de vie active.

Selon son profil d’investisseur

Trois profils d’investisseur existent : prudent, équilibré ou dynamique. L’investisseur prudent, généralement de petits épargnants, préfèrera miser sur des placements sans risque de perte en capital, type obligations d’Etat, ne gagnant sa plus-value que par le taux d’intérêt appliqué. L’investisseur équilibré répartira son argent sur des placements sécurisés pour moitié, et sur des placements plus incertains pour l’autre. Son objectif sera de faire fructifier son épargne en osant des placements plus risqués de perte en capital. Enfin, l’investisseur dynamique ne misera que 10 % de son capital sur des placements sûrs, et tout le reste sur des placements à risque mais bien plus rémunérateurs.

L’investisseur prudent aura tout intérêt à ouvrir son PER tôt pour assurer la meilleure fructification possible à son capital. Généralement, la gestion à horizon du PER propose des placements plus risqués les premières années d’ouverture du plan, pour viser des placements de plus en plus sécurisés au fur et à mesure que l’âge de la retraite approche, pour assurer une bonne plus-value.

Selon son patrimoine

Rappelons-le, le PER est un formidable produit de défiscalisation, puisqu’il permet de déduire ses versements des revenus imposables, et ainsi de faire baisser le montant de son impôt. Les épargnants qui disposent d’un patrimoine immobilier ou mobilier important ont tout intérêt à souscrire leur PER lorsque leurs revenus (salarial, foncier, etc.) sont à leur apogée, avec un TMI (Taux Marginal d’Imposition) égal ou supérieur à 30 %.

 
 

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