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Dynamiser son épargne : 5 trucs et astuces

Dynamiser son épargne : 5 trucs et astuces

En matière d’épargne, la diversification des placements est la clé pour dynamiser ses investissements. En d’autres termes, il convient de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Si une majorité de Français se contentaient il y a une dizaine d’années de placer son épargne sur les livrets, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, les faibles rendements des livrets et l’inflation croissante, aggravés par la crise sanitaire et la guerre en Europe, poussent de plus en plus d’épargnants à se tourner vers de nouveaux produits pour ne pas perdre d’argent, voire même en gagner.

Et quand on décide de changer de stratégie, il est important de bien s’informer avant de se lancer. Il faut prendre des résolutions et s’y tenir, mais également bien déterminer ses objectifs. Voici nos 5 conseils pour donner du punch à votre épargne, jour après jour, mois après mois.

C’est quoi, la dynamisation de l’épargne ?

On parle de dynamiser son épargne « en général », quand on souhaite la gérer de façon dynamique. En bourse par exemple, le terme représente une personne offensive, qui souhaite maximiser ses rendements, tout en ayant conscience du risque de perte en capital. Ce type de profil d’épargnant n’hésite pas à investir entre 70 % et 100 % de son épargne sur le marché boursier, et particulièrement en actions.

Au contraire, on parle de dynamiser son assurance vie, quand on a un profil plutôt sécuritaire, ou quand on approche de l’âge de la retraite par exemple. Ainsi, ce type d’épargnant ne risquera pas son capital, mais donnera un peu de pep’s à son épargne en plaçant les intérêts sur des unités de compte choisies pour faire fructifier son patrimoine.

En définitive, il n’y a pas de définition précise à la dynamisation de l’épargne. Selon nous, il s’agit de trouver le meilleur compromis pour bien épargner, en tenant compte aussi bien de ses objectifs et se son appétance au risque. Il est donc essentiel de remettre l’épargnant au cœur du processus en lui donnant les clés dont il a besoin.

Apprendre à dynamiser son épargne en 5 points fondamentaux

Truc et astuce numéro 1 : s’obliger à épargner mensuellement

C’est la base pour toute personne souhaitant épargner, quels que soient ses revenus. Peu importe que vous touchiez le SMIC ou soyez cadre à 5 000 euros par mois, il est toujours possible d’épargner.

Fixez-vous un objectif d’épargne mensuel réaliste en fonction de votre budget. À cet effet, le mieux est d’éplucher ses relevés de compte pour voir si certaines dépenses sont superflues et comment les réduire.

Ce sont des choses en général assez simples à mettre en place, car on n’a pas forcément conscience de l’étendue de ses dépenses tant qu’on n’y regarde pas de près. Si, par exemple, vous allez au restaurant tous les midis pour déjeuner, réduisez à un seul restaurant par semaine et préparez votre repas. Ce sont 30 euros minimum d’économisés par semaine, tout en conservant un instant plaisir.

De même, vous êtes abonné à toutes les services de streaming en ligne pour « avoir le choix », alors que vous regardez la même série pendant un mois entier. Alors, pourquoi ne pas prendre un seul service, et changer quand vous avez fait le tour. Là aussi, ce sont 20 euros minimum gagnés dans le mois.

Bref, vous pouvez décliner ce principe à l’infini et trouver quelques euros à mettre de côté tous les mois. Peu importe que vous consacriez à votre épargne 30 euros, 100 euros ou 500 euros par mois, vous épargnerez, et c’est l’essentiel.

Bien entendu, quand un événement survient, par exemple une perte d’emploi ou une augmentation, ajustez en fonction, mais continuez d’épargner pour que cela devienne un réflexe, au même titre que le paiement de votre loyer.

Truc et astuce numéro 2 : ne pas faire l’impasse sur l’épargne de précaution

Certains épargnants sont très attirés par les perspectives de rendement, quand d’autres ne misent que sur la sécurité et ont peur du lendemain. Or, ni l’une ni l’autre des approches n’est souhaitable pour dynamiser son épargne.

Nul n’est à l’abri, quelle que soit sa situation, de se retrouver dans le besoin du jour au lendemain. La voiture qui lâche alors que vous habitez à la campagne et en avez absolument besoin pour travailler. Une hospitalisation en urgence avec une facture salée à la sortie. Une facture oubliée qui vous revient avec une mise en demeure.

Voici autant d’imprévus qu’il faut pouvoir gérer au quotidien, et à cet effet, mieux vaut disposer d’un matelas de sécurité, permettant de piocher dans son épargne de précaution quand on n’a pas le choix.

Ici, les livrets d’épargne réglementés, comme le LEP Livret d’Épargne Populaire, l’indétrônable livret A ou le LDDS Livret de Développement Durable et Solidaire sont tout indiqués. L’argent qui y est placé est immédiatement disponible, et Ils ont l’avantage de bénéficier d’un taux de rémunération garanti, tout en échappant à une fiscalité contraignante (ni impôts, ni prélèvements sociaux).

Pour autant, il n’est pas utile de tous les remplir jusqu’au plafond, car vous n’aurez jamais besoin de plus de 30 000 euros en cas de coup dur. Investir sur des livrets l’équivalent de 3 à 6 mois de revenus est suffisant, et vous permettra de vous consacrer à la dynamisation de votre épargne par la suite.

Truc et astuce numéro 3 : déterminer différents horizons de placements

Maintenant que vous avez constitué une épargne de précaution suffisante, il est temps de réfléchir à vos objectifs de placement. Selon votre âge, la composition de votre ménage ou encore vos projets à venir, vous n’aurez pas les mêmes horizons de placement.

Et ajoutons que vous pouvez, et devez, avoir plusieurs horizons de placements différents. Cette vision à long terme de votre épargne vous permet de définir vos propriétés, et d’anticiper chaque étape de votre vie.

Voici quelques exemples d’horizons de placement :

  • Horizon court terme (de 3 mois à 3 ans) : devenir propriétaire de votre résidence principale, réaliser un premier investissement locatif, financer un mariage, etc.
  • Horizon moyen terme (de 3 ans à 10 ans) : préparer les études de ses enfants, devenir propriétaire de sa résidence secondaire, financer une année sabbatique, etc.
  • Horizon long terme (10 ans et plus) : préparer sa retraite, anticiper sa succession, etc.

En fonction de ces divers horizons, vous vous orienterez vers différents produits, tels que :

  • À court terme : les livrets d’épargne ou livrets boostés, les comptes à terme, les fonds obligataires,
  • À moyen terme : les PEL Plan d’Épargne Logement, l’assurance vie avec des fonds en euros, les SICAV, les OPCVM,
  • À long terme : l’immobilier (loi de défiscalisation comme le Pinel, SCPI, gestion d’un parc locatif), le PEA Plan d’Épargne en Action, le CTO Compte Titre ordinaires (actions, trackers, etc.).

De façon générale, plus l’horizon de placement est long, moins le capital est garanti. Le risque de perte en capital existe, mais est dilué en raison de la durée du placement.

Truc et astuce numéro 4 : tenir compte de votre profil de risque

Bien entendu, chaque épargnant possède une sensibilité qui lui est propre, en fonction de son vécu, de son niveau de vie actuel, de son caractère. L’aversion au risque peut être inexistante, modérée ou viscérale. Il est important d’en tenir compte, car épargner ne doit pas être synonyme de stress, mais doit contribuer à vous apaiser sur l’avenir qui se profil.

On distingue 3 grands profils d’épargnants, chacun correspondant à un niveau de risque spécifique :

  • L’épargnant prudent : la faible exposition au risque est sa priorité, quitte à avoir un rendement faible, il préfère la sécurité,
  • L’épargnant équilibré : le juste équilibre entre la performance et le risque, il recherche un rendement correct sans tout perdre du jour au lendemain,
  • L’épargnant dynamique : l’exposition au risque est élevée, la recherche du rendement est son objectif, quitte à perdre de l’argent, il préfère être offensif.

Dans l’idéal, choisir des placements correspondants à ces trois profils de risque différents est une excellente manière de dynamiser son épargne. Il est possible de faire des simulations en ligne pour connaître le profil auquel on appartient et ainsi mieux choisir les placements qui nous correspondent en fonction de nos attentes, de nos craintes, mais également de notre connaissance des marchés financiers.

Truc et astuce numéro 5 : choisir plusieurs classes d’actifs

De la même manière que nous avons pu déterminer un ou plusieurs horizons de placement, et un profil de risque pour chaque épargnant, on peut y associer différentes classes d’actifs, de la moins risquée à la plus risquée.

Voici les différentes classes d’actifs qui peuvent vous correspondre :

  • La classe des actifs monétaires : il s’agit des livrets réglementés, des livrets fiscalisés, des comptes et dépôts à terme,
  • La classe des actifs obligataires : il s’agit des obligations, c’est-à-dire d’un titre de créance que vous détenez pour régulariser la dette d’un État ou d’une entreprise,
  • La classe des actifs actionnaires : il s’agit des actions, c’est-à-dire d’un titre de propriété que vous détenez auprès d’une entreprise et qui vous donne le droit à une partie des bénéfices,
  • La classe des actifs immobiliers : il s’agit des biens immobiliers physiques détenus en direct, des biens immobiliers immatériels dits pierre-papier comme les SCPI, ou encore de l’immobilier en actions et obligations,
  • La classe des actifs spéculatifs : il s’agit de marchés de niche tels que l’investissement dans les montres de luxe, dans les crypto monnaies, dans les grands crus ou encore dans les matières premières comme l’or, le blé, le pétrole.

Avant de dynamiser son épargne, il est judicieux de s’intéresser au sujet pour approfondir ses connaissances, et de faire un bilan ou un audit patrimonial avec un conseiller spécialiser qui saura vous aiguiller, voire suivre vos investissements et s’occuper de la gestion de votre portefeuille au quotidien.

 
 

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