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Assurance vie ou assurance décès : quelle différence ?

Assurance vie ou assurance décès : quelle différence ?

Assurance vie ou assurance décès, voici deux termes très souvent confondus car chaque contrat permet de verser un capital à ses proches. Pourtant, ces deux types de contrats n’appartiennent pas à la même famille d’assurance, et doivent être distingués l’un de l’autre pour comprendre à quoi l’on s’engage en tant que particulier soucieux de préparer l’avenir.

En effet, sachez qu’il existe des différences notables entre assurance vie et assurance décès, car ces contrats ne répondent pas au même objectif, mais aussi parce que leur nature et leur fonctionnement n’est pas comparable. Nous décryptons pour vous les principales différences entre assurance vie et assurance décès.

Assurance vie et assurance décès : une nature différente

L’assurance vie et l’assurance décès sont certes complémentaires pour préserver son patrimoine, mais elles n’ont pas la même nature. L’une est un produit d’épargne, quand l’autre est un produit d’assurance prévoyance.

L’assurance vie : un placement financier

L’assurance vie est avant un tout un produit d’épargne, permettant de faire fructifier votre argent. Elle est d’ailleurs le placement numéro 1 dans le cœur des Français. Il s’agit d’un produit très souple, sur lequel vous pouvez verser les sommes de votre choix à tout moment. Vous pouvez ensuite répartir votre épargne sur différents supports, du fonds en euros sécurisé en passant par les unités de compte (comprenant les obligations d’État, les fonds immobiliers, les actions du monde entier, etc.). Bien entendu, ce choix ne doit pas être laissé au hasard, il dépendra de votre horizon de placement et de votre profil de risque.

Contrairement à une idée répandue, l’assurance vie n’est pas un produit où l’épargne est bloquée. Vous pouvez, de votre vivant, faire de retraits à tout moment (on parle de rachat partiel) ou encore récupérer tout votre capital (on parle de rachat total). Il est donc possible de piocher sur votre assurance vie pour concrétiser un projet ou faire face en cas de coup dur. Attention, à partir du moment où vous investissez en unité de compte, le risque de perte en capital existe. Enfin, cerise sur le gâteau offerte par l’assurance vie, vous pouvez transmettre votre capital en cas de décès, au(x) bénéficiaires de votre choix.

L’assurance décès : une assurance de prévoyance

L’assurance décès n’est pas un produit d’épargne, mais une assurance de prévoyance. Cela signifie que vous versez de l’argent à un assureur pour vous couvrir d’un aléa. Concrètement, si l’événement garanti ne survient pas, vous avez versé des cotisations à fonds perdus. Généralement, les contrats d’assurance décès couvrent l’assuré en cas d’invalidité ou de décès. Dans le premier cas, il bénéficie d’un capital ou d’une rente. Dans le second cas, c’est la personne bénéficiaire du contrat qui en bénéficie. Vous ouvrez souvent ce type de contrat sans même le savoir, lorsque vous prenez une assurance emprunteur dans le cadre de votre prêt immobilier par exemple.

Mais l’assurance décès peut être souscrite librement et volontairement avant l’âge de 60 ou 70 ans. Selon votre âge et les montants choisis au contrat, vous paierez une cotisation plus ou moins élevée. Si vous veniez à disparaître avant le terme du contrat, votre conjoint toucherait un capital ou une rente viagère, tandis que vos enfants percevraient une rente éducation. L’assurance décès est donc un excellent produit de prévoyance privilégié par les familles, surtout si vous ne bénéficiez pas déjà d’un contrat similaire auprès de votre employeur.

Assurance vie et assurance décès : un fonctionnement différent

Ici, nous allons faire court, le but étant de bien faire la distinction entre deux produits foncièrement différents. L’assurance vie permet de faire fructifier vos économies, alors que l’assurance décès permet de bénéficier d’une somme d’argent en cas d’invalidité ou de décès.

L’assurance vie : faire fructifier son patrimoine

Avec l’assurance vie, vous épargnez de l’argent à votre rythme. Vous versez un capital initial, puis l’alimentez en versant des primes programmées à un rythme défini périodiquement (mensuellement, trimestriellement, annuellement), ou encore en versant des primes ponctuelles en fonction de vos entrées d’argent (intéressement, économies réalisées, héritage, etc.).

Ici, ce n’est pas l’assureur qui vous impose des versements. C’est vous, en qualité d’épargnant, qui prenez la décision d’alimenter votre contrat pour faire fructifier votre patrimoine. Une façon responsable de préparer votre avenir ou de transmettre votre épargne à des proches. Mais sachez que la valeur de votre assurance vie dépend des supports d’investissements choisis et peut varier d’un moment à l’autre.

L’assurance décès : couvrir un risque lié au décès

Avec l’assurance décès, vous n’épargnez pas. Vous versez une somme à l’assureur pour couvrir un ou plusieurs risques spécifiques. Ces derniers sont liés à votre décès, mais peuvent aussi porter sur une éventuelle invalidité, voire sur une perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA). Le montant des primes versées dépend directement du contrat souscrit, des risques couverts, des montants de garanties et de votre âge à la souscription comme à la sortie du contrat.

Ici, vous n’avez donc pas de liberté. Et à moins de choisir un contrat d’assurance décès « vie entière », les garanties accordées sont limitées dans le temps. Si, par exemple, votre contrat prévoit une indemnité pour vos proches en cas de décès avant 65 ans, ces derniers ne toucheront ni capital, ni rente, si vous décédez à 66 ans.

Assurance vie et assurance décès : des objectifs différents

Concrètement, une personne qui se dirige vers une assurance vie est un investisseur, alors qu’un personne qui se dirige vers une assurance vie est un prévoyant. Heureusement, les deux contrats sont cumulables, car on peut être à la fois investisseur et prévoyant, c’est même fortement recommandé.

L’assurance vie : donner vie à ses projets

Avec une assurance vie, vous pouvez vous fixer un objectif à moyen ou long terme. L’assurance vie étant un produit d’épargne relativement souple, il est facile de l’adapter à tous vos besoins.

Ainsi, vous pouvez ouvrir une assurance vie pour financer un projet personnel comme l’achat d’un bien immobilier, un voyage au bout du monde ou les études de vos enfants. Vous pouvez aussi vous en servir pour préparer votre retraite ou votre succession.

Sachez que si votre assurance vie a plus de 8 ans, vous bénéficiez d’un cadre fiscal privilégié pour opérer des rachats à tout moment.

L’assurance décès : protéger ses proches

Avec l’assurance décès, vous vous assurez que vos proches ne souffrent pas financièrement si vous deveniez inapte dans les années à venir, que ce soit suite à une invalidité ou à un décès, lié à une maladie ou à un accident.

Ainsi, vous avez la certitude que votre conjoint et vos enfants aient de quoi envisager l’avenir plus sereinement. Bien que l’argent ne remplace jamais l’être aimé, il permet au moins de continuer à vivre le plus décemment et le mieux possible.

L’assurance décès est distincte de l’assurance obsèques, même si toutes deux font partie des assurances de prévoyance. En effet, l’assurance obsèques a pour but de préparer et payer vos funérailles, dans le respect de vos volontés.

Point commun entre assurance vie et assurance décès : la transmission d’un capital

Sans entrer dans les détails, l’assurance vie et l’assurance décès ont un point en commun non négligeable, à savoir la transmission d’un capital aux personnes bénéficiaires de son choix.

Mais ce n’est pas tout, l’épargnant ou le cotisant payant déjà des frais pour faire vivre son contrat, n’est pas soumis à une double imposition. En conséquence, les sommes versées à ses proches après son décès sont traitées hors du cadre successoral classique.

Retenez que dans le cadre de la transmission d’un capital ou d’une rente avec une assurance vie ou une assurance décès, votre bénéficiaire sera exonéré de droits de succession à hauteur de :

  • 152 500 euros pour les primes que vous avez versées avant 70 ans,
  • 30 500 euros (à partager entre bénéficiaires) pour les primes que vous avez versées après 70 ans.

Au-delà de ces sommes, la fiscalité applicable demeure plus avantageuse que dans le cadre d’une succession de droit commun.

Vous connaissez désormais les principales différences entre assurance vie et assurance décès. Si vous hésitez entre les deux contrats, rappelez-vous qu’ils ne couvrent ni les mêmes besoins, ni les mêmes objectifs. Et surtout, souscrire une assurance vie n’empêche pas de souscrire une assurance décès, la réciproque étant tout aussi valable.

 
 

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