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Quel type de gestion choisir pour son PER ? Quel risque ?

Quel type de gestion choisir pour son PER ? Quel risque ?

A la souscription d’un Plan Epargne Retraite (PER), le choix du type de gestion doit se faire. Il déterminera le niveau d’implication de l’adhérent dans le choix de ses supports d’investissement, et bien qu’il puisse être modifié au cours de la vie du contrat, il viendra probablement impacter les risques pris et les rendements réalisés. Alors lequel choisir selon son profil ? Pourquoi et quel risque représente-t-il pour l’épargnant ? Explications.

Les différents supports d’investissement

Mieux vaut savoir de quoi l’on parle avant d’entrer dans le sujet de la gestion des PER. Le capital investi est placé sur des supports d’investissement qui sont des compartiments de placement au sein d’un portefeuille financier. Il en existe plusieurs, répartis sous deux catégories :

  • Les fonds euro : Il s’agit de fonds d’investissement gérés par les assureurs. Composés principalement d’obligations d’Etat et d’une petite part de valeurs immobilières ou d’actions, ces supports financiers ne présentent qu’un très faible risque de perte en capital. Leur avantage ? Un capital assuré avec des intérêts annuels définitivement acquis, et la liquidité du capital, soit la possibilité de récupérer son argent à tout moment. L’inconvénient ? Le rendement sur ce type de placement qui reste limité. L’objectif de l’investisseur ne doit pas être ici le profit avant tout, mais plutôt l’assurance d’un capital et sa fructification progressive, « en bonus » !
  • Les unités de compte : Il s’agit de valeurs mobilières et d’actifs financiers (actions de SICAV, parts de SCPI ou de FCP, ETF, actions (parts de capital d’entreprise) et obligations variées (créance à une entreprise), etc.) qui permettent des placements diversifiés sur les marchés financiers français, européens, internationaux, dans de grandes entreprises ou à l’inverse de petites start-up, sur des thématiques d’investissement particulières auxquelles l’investisseur est sensible et/ou croit fort en leur développement. L’intérêt ? Un potentiel de rendement bien supérieur à celui du fonds euro. La contrainte ? La soumission aux fluctuations de la Bourse, tant à la hausse qu’à la baisse, ne garantissant pas le capital épargné.

Si la majorité des PER sont dits « multisupports » en proposant des supports financiers de natures différentes, certains imposent un type d’investissement. C’est le cas des PER bancaires, dits encore « PER compte-titres », proposés par les entreprises qui ne donnent pas accès aux placements sur fonds euro.

Les modes de gestion du PER

Trois modes de gestion existent sur les PER. Si le PER individuel, ouvert dans une démarche volontariste d’épargne, permet évidemment le choix entre ces trois types de gestion, sachez que les PER d’entreprise doivent également proposer la gestion libre, même si la gestion pilotée sera préférée.

La gestion à horizon

Aussi appelée « gestion évolutive », elle est le mode de gestion appliqué par défaut, qui correspond à l’horizon d’investissement en termes de durée. Son objectif réside dans l’idée d’une épargne progressive à long terme, avec un capital qui fructifie doucement mais sûrement. Aussi, à la souscription, le capital épargné est investi sur des supports en unités de compte dynamiques qui sont des placements à haut potentiel de performance, mais plus risqués sur des marchés volatiles ; puis plus l’échéance de la retraite approchera, plus l’épargne sera sécurisée vers des placements plus protecteurs.

La gestion libre

Comme son nom l’indique, l’épargnant décidera lui-même de ses supports d’investissement, de la répartition de son capital et des risques pris selon ses propres objectifs à atteindre. Il pourra investir dans des supports en unités de compte qui présentent un risque de perte en capital, et dans le fonds en euros qui est plus sécurisé en capital, ce qui permet de « diluer » en quelques sortes le risque pris. Au cours de la vie du contrat, les placements pourront évoluer pour suivre les effets positifs comme négatifs du contexte économique. De par sa souplesse, cette gestion peut sembler ne présenter que des avantages. Toutefois, elle nécessite d’importantes connaissances dans les marchés financiers et dans l’actualité internationale qui viendra régulièrement bousculer les cours. La gestion libre doit être raisonnée et maîtrisée pour porter ses fruits.

La gestion pilotée

Suffisamment explicite par son intitulé, la gestion pilotée, aussi appelée « gestion sous mandat », vise à déléguer la gestion de son PER à une société de gestion qui veillera à sélectionner intelligemment les supports d’investissement, et à faire évoluer les placements pour suivre les variations, les transformations ou même les bouleversements des marchés boursiers. Ici aussi, les placements du capital se feront tant sur les unités de compte que sur les fonds euro.

Les présentations étant faites, sachez enfin qu’il est parfois possible de recourir à deux types de gestion différents, notamment une partie en gestion libre, et une autre en gestion pilotée, pour assurer à la fois le regard des professionnels de la finance, mais aussi se faire confiance et s’accorder le droit d’essayer. Il est aussi possible de déléguer sous gestion pilotée le placement sur unités de compte, et conserver en gestion libre les placements sur fonds euro.

Les risques pris

Les risques pris dépendent de trois éléments corrélateurs que sont les supports d’investissements, le mode de gestion, et le profil d’investisseur. Pour mieux comprendre, précisons dans un premier temps quels sont les différents profils d’investisseurs :

  • L’investisseur prudent aura pour objectif premier de sécuriser son capital épargné, sans ne vouloir prendre aucun risque de perte en capital dû aux fluctuations des marchés financiers. Il préfèrera investir la majeure partie de son capital sur des placements en fonds euro, et possiblement 10 à 15 % maximum sur les unités de compte. Les PER bancaires ne séduisent que des investisseurs prudents, c’est pourquoi ils sont largement sous-développés que les PER assuranciels ;
  • L’investisseur équilibré se risquera davantage à des placements sur des marchés plus volatiles, tout en assurant au moins pour moitié son capital investi. Il souhaitera sécuriser son capital, tout en présentant une tolérance au risque en misant sur quelques actifs. Il préfèrera la gestion pilotée à horizon, et les plus aguerris en matière de finance se risqueront à une partie de gestion libre ;
  • L’investisseur dynamique investit son capital dans un objectif premier de fructification, sur des actifs à haut potentiel de performance, mais aussi sur des placements plus risqués, aimant miser sur les marchés en développement, les start-up présentant des projets prometteurs. Il suivra davantage son instinct car il aura une très forte tolérance au risque, parfaitement conscient que son capital n’est aucunement garanti. Ce type de profil correspond généralement à des experts de la finance avec un capital investi très important.

C’est un peu le principe du casino, où les joueurs prudents ne jouent que quelques euros aux machines à sous, quand les joueurs dynamiques se risquent à miser de grosses sommes aux tables de blackjack ou de poker. Les attentes ne sont pas les mêmes, la démarche non plus, et généralement, lecapital investi est à la hauteur du goût pour le risque.

Comment choisir son type de gestion ?

En résumé, faire le choix du mode de gestion de son PER est propre à chacun, selon plusieurs éléments.

  • Son profil d’investisseur et son appétence au risque : Les plus prudents préfèreront la gestion à horizon, quand les plus dynamiques oseront la gestion libre ou pilotée, souhaitant laisser libre cours à leur goût pour le risque ;
  • Ses objectifs patrimoniaux qui pourront être de garantir son capital et de le laisser fructifier doucement par les taux d’intérêt fixés, ou bien de viser la capitalisation en intégrant la part de risque que cela comporte ;
  • Son capital à placer, les petits épargnants étant généralement plus prudents. Un important capital peut laisser place à une gestion pilotée, permettant au gestionnaire d’oser des placements à risque, contrebalancés par des placements plus sécurisés ;
  • Sa connaissance des marchés financiers et boursiers, notamment pour le choix de la gestion libre. Vouloir épargner et faire fructifier son capital est une chose, jouer les traders en est une autre, et parfois, mieux vaut laisser la main aux professionnels du secteur.

Rappelons-le, un mix de plusieurs types de gestion, associé à un mix d’investissements, permet de garantir raisonnablement son capital, tout en s’essayant à jouer sa chance ! Précisons tout de même que les placements, même dits risqués, ne sont pas suicidaires. Bien qu’incertains, ils présenteront un fort potentiel de part le secteur en développement, le projet novateur, la tendance du marché et celle à venir, etc.

 
 

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