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Prêt immobilier femme seule : conseils et comparateur

Prêt immobilier femme seule : conseils et comparateur

Est-ce possible d'emprunter seule ? Bien évidemment. Ce n'est du moins pas un argument de refus de la banque en tant que tel.

Comme pour tout emprunt, l'accord de financement sera corrélé à la stabilité financière, et à la capacité de remboursement. Comment obtenir un prêt immobilier lorsque l'on est une femme seule ? Voici quelques conseils.

Emprunteur unique : Estimer la faisabilité de l'opération

Pour un emprunt seul, ce n'est pas tant le fait d'être seul qui sera étudié, mais plutôt la capacité d'emprunt. Aussi, plusieurs éléments seront analysés par la banque pour convenir de la faisabilité de l'opération, finalement comme pour tout dossier de demande d'emprunt :

  • La stabilité financière : L'emprunteur unique devra justifier de revenus suffisants, à la fois pour assumer les dépenses du quotidien, la mensualité de crédit, et les imprévus. Idéalement, pour tout dossier, il faudra parvenir à démontrer sa capacité d'épargne. C'est un élément primordial que la banque étudiera. Elle démontre la capacité de l'emprunteur à suivre ses dépenses, à se restreindre si nécessaire, mais aussi sa prévoyance, sa clairvoyance;
  • La stabilité professionnelle : Présenter un revenu élevé est une chose, mais s'il s'agit d'un CDD, il ne pèsera que peu dans la balance. La stabilité professionnelle sera primordiale. Le CDI ou le statut de fonctionnaire seront les deux profils idéaux. Pour le CDI, si l'emprunteur est seul, la banque pourra également tenir compte de son secteur d'activité, pour évaluer la "pérennité" de sa situation au regard de la conjoncture par exemple;
  • Sa capacité financière : Au-delà de la stabilité nécessaire, il faudra également que la rémunération soit évidemment suffisante. Ses charges (crédits en cours, impôts, consommation, etc.) seront déduites de ses revenus (salaire, revenus fonciers, etc.). La capacité d'emprunt sera ensuite définie par le taux d'endettement maximal de 35 %, parfois réduit à 33 % si la personne est seule, et elle sera également conditionnée à un reste à vivre suffisant.

La banque étudiera les trois derniers avis d'imposition et les trois derniers relevés de compte pour contrôler l'ensemble des éléments. Tout découvert sur les trois derniers mois sera généralement rédhibitoire, car il viendra remettre en question la capacité de gestion de l'emprunteur. De là, la banque sera en mesure de confirmer ou non la faisabilité d'un prêt immobilier, et même d'indiquer l'enveloppe maximale qu'elle acceptera de prêter.

Mère célibataire : les aides sociales sont-elles intégrées aux revenus ?

Le parent isolé peut profiter d'aides à la famille, nommées allocations. Les familles monoparentales sont en constante augmentation depuis des années. Une étude réalisée par l'INSEE constate qu'une famille monoparentale souffre d'un écart d'environ 400 € du niveau de vie, en rapport à celui d'un couple avec enfants. Bien que les gardes alternées se multiplient, les mères conservent la garde principale des enfants dans encore 80 % des cas. Elle peut alors profiter des aides suivantes :

  • L'allocation familiale : Soumise à conditions de ressources, l'allocation familiale est perçue par tout parent d'au moins 2 enfants de moins de 20 ans à charge, et évolutive avec l'avancée dans l'âge des enfants;
  • L'allocation de soutien familial : Destinée aux parents isolés, disposant donc seuls de l'autorité parentale, elle est versée par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF). Son montant mensuel est de presque 185 € par enfant à charge;
  • L'ARIPA (Agence de Recouvrement des Impayés de Pension Alimentaire) : Gérée par la CAF et la MSA, elle assiste les parents isolés qui ne parviennent pas à percevoir la pension alimentaire due par l'autre parent;
  • Le RSA (Revenu de Solidarité Active) : Ce dernier peut être majoré pour les parents isolés. Il est automatiquement reversé jusqu'aux 3 ans de l'enfant, puis doit être demandé et renouvelé chaque année ensuite. Son montant peut aller de 985 à 1478 €;
  • L'AGEPI (Aide à la Garde d'Enfants pour Parents Isolés) : Un parent isolé qui retrouve une activité salariée ou entre en formation peut bénéficier d'une aide financière de la part de Pôle Emploi pour la garde des enfants. Versée en une seule fois, elle peut atteindre 520 €;
  • La PAJE (Prestation d'Accueil du Jeune Enfant) : Ce dispositif d'aide est réservé aux personnes aux revenus modestes. Mise en place par la CAF, la PAJE est accordée jusqu'aux 3 ans de l'enfant;
  • La baisse de la fiscalité : Le parent isolé peut déclarer une demi-part supplémentaire pour le calcul de son impôt sur le revenu.

Probablement que d'autres aides existent pour soutenir le pouvoir d'achats et les finances du parent seul. Toutefois, peuvent-elles être intégrées aux revenus dans le calcul du taux d'endettement et de la capacité de remboursement d'un prêt immobilier ? Et bien non. L'ensemble de ces aides est considéré comme temporaire et évolutif. En revanche, les pensions alimentaires versées par l'ex-conjoint sont cumulables aux revenus pour déterminer sa capacité d'emprunt. Toutefois, la banque se renseignera quant à l'âge des enfants concernés par cette pension. S'ils approchent de la majorité, la banque pourra alors refuser d'intégrer la pension alimentaire aux ressources.

Femme seule : quoi faire pour obtenir son prêt immobilier ?

Pour augmenter ses chances d'obtenir son prêt immobilier, une femme seule pourra recourir aux astuces ou solutions suivantes.

Envisager le rachat de crédits

Celui-ci permet de regrouper plusieurs crédits en un seul en allongeant la durée du prêt, pour alléger les mensualités et faire baisser le taux d'intérêt. Il peut ainsi être bon d'envisager un rachat des crédits en cours, pour profiter d'une capacité d'emprunt plus importante. L'accès à l'immobilier nécessite tout de même un financement conséquent. Le rachat pourra même intégrer un crédit immobilier, sous certaines conditions. Sinon, solder certains crédits en fin de remboursement est également un bon moyen d'augmenter sa capacité de remboursement, et le montant octroyable.

Souscrire des garanties complémentaires

Si la situation semble trop risquée aux yeux de la banque, il sera possible de recourir à l'hypothèque du bien, ou bien au nantissement, pour apporter des garanties de solvabilité. Egalement, il sera possible de solliciter un garant. Il s’agira le plus souvent d’un parent dont la solvabilité est fiable et suffisante. Il s’engagera alors à rembourser les mensualités du crédit immobilier en cas de défaillance de l’emprunteur. Attention toutefois, le garant sera tenu d’assumer les dettes liées au contrat durant toute la durée de remboursement. La banque sera donc en mesure de refuser le cautionnaire, notamment selon son âge ou sa situation financière.

Apporter un financement personnel

L'apport personnel est parfois exigé par les banques, ou du moins souvent souhaité pour profiter de conditions plus avantageuses. Il vient généralement couvrir les frais afférant au prêt, comme notamment les frais de notaires, les frais de courtage, les frais intercalaires, etc. L'apport financier personnel rassure la banque quant à la capacité d'épargne de l'emprunteur, quant à sa capacité à gérer son budget, quant à sa démarche largement mûrie pour apporter un premier financement. L'emprunteur unique aura tout intérêt à pouvoir présenter un apport personnel, même inférieur à 10 % du prêt, comme il est classiquement attendu.

Accepter de voir augmenter son TAEG

Pour couvrir le risque plus élevé qu'elle estime prendre en ne pouvant compter que sur un revenu unique, la banque augmentera probablement les frais et les taux, pour un Taux annuel effectif global plus élevé. Il faudra en avoir conscience avant d'étudier les offres, qui pourront alors sembler parfaitement dérisoires. Toutefois, avec cette augmentation, notamment fort probablement du taux d'assurance, il faudra s'assurer que le taux d'usure ne soit pas dépassé, auquel cas le prêt ne pourra pas être accordé. Le taux d'usure est le taux maximal auquel les banques peuvent accorder un crédit immobilier. Il est appliqué dans un souci de protection du consommateur, pour éviter que les organismes prêteurs ne pratiquent des taux abusifs, mais il rendra parfois le prêt inaccessible.

Envisager d'autres prêts immobiliers complémentaires

En plus d'un prêt immobilier principal, mais qui pourra être réduit, d'autres prêts aidés pourront être contractés, comme par exemple :

  • Le prêt à taux zéro (PTZ), qui aide au financement de la résidence principale. Ses intérêts seront entièrement pris en charge par l'Etat, pour un coût de revient de 0 € à l'emprunteur;
  • Le prêt à l'accession sociale (PAS), pour les personnes aux revenus modestes souhaitant acquérir un bien immobilier;
  • Le prêt conventionné (PC), accordé sans conditions de ressources. Il est plafonné, et ne peut financer que la résidence principale;
  • Le prêt épargne logement fonctionne avec le plan épargne logement (PEL) ou le compte épargne logement (CEL);
  • Le prêt action logement, anciennement prêt patronal ou prêt 1 % logement, destiné aux salariés des entreprises qui reversent une partie de la masse salariale à l'organisme Action Logement.

Ces prêts aidés verront leur taux d'intérêt largement réduit, et les frais annexes, type frais de dossier par exemple, très bas, voire nuls.

Simuler son prêt immobilier en ligne

L'inflation subie en France, avec des salaires qui stagnent et des prix qui ne cessent d'augmenter dans tous les secteurs, pousse désormais le consommateur à comparer les offres pour faire le meilleur choix. Il en est de même pour les prêts immobiliers. Ils engagent les emprunteurs généralement pour 20 à 25 ans, avec des mensualités entraînant bien souvent un saut de charge en comparaison avec le loyer précédant. Il faut donc analyser chaque offre pour déceler les plus compétitives.

Pour ce faire, le comparateur en ligne est un parfait outil numérique. Il s'agit d'un outil 100 % gratuit, qui n’oblige à aucune forme d’engagement, ni contractuel, ni financier. En quelques clics, après avoir renseigné les informations correspondant au profil et aux attentes du demandeur (prix du bien, apport initial, frais de notaire estimés, type de logement, nombre d’années de remboursement souhaitées, mensualités maximales souhaitées, etc.), il est possible d’obtenir un panel d’offres de prêt actualisées.

Se faire accompagner par un courtier en immobilier

Dès lors que l'on sort du cadre prédéfini du profil idéal de l'emprunteur, ou bien on sort les rames, ou bien on pousse la porte d'un courtier immobilier. Le courtier est un professionnel de l'immobilier, qui connaît le milieu sous toutes ses formes. Il est au fait de la réglementation en vigueur et de toute évolution nouvelle, en cours, à venir, ou même de tendance grâce à sa veille juridique permanente. Il est également au fait des offres d'un portefeuille fourni d'organismes prêteurs en immobilier. Il connaît leur stratégie concurrentielle, leur stratégie promotionnelle, les profils plus ciblés par les uns ou par les autres.

Et puis, il a quelque chose qu'a priori vous n'avez pas : un bon réseau, et une expertise pointue en finances. En d'autres termes, en se présentant aux banques avec votre dossier, il a déjà anticipé ce qui pourrait poser difficulté, ce qu'il a déjà préparé par un contre-argumentaire pointant les aspects positifs et compensatoires de votre situation, le tout en employant le même langage financier. Il est également de bons conseils, et sait annoncer en toute transparence et dans l'intérêt du demandeur, ce qui coincera, et comment contourner le problème. Ses services sont facturés uniquement si une offre de prêt est contractée par le client.

 
 

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