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Prêt immobilier sans CDI : 4 solutions pour obtenir un crédit

Prêt immobilier sans CDI : 4 solutions pour obtenir un crédit

Bien que chaque établissement prêteur pratique ses propres conditions d’attribution des prêts immobiliers, tous s’accordent pour préférer les situations les plus stables possibles à l’instant T, parce que l’on sait que la vie est faite d’aléas.

Aussi, ne pas pouvoir justifier d’un CDI lors d’une demande de prêt sera probablement un frein pour la banque, mais pas nécessairement un refus. Voici comment obtenir son crédit immobilier sans CDI.

La stabilité professionnelle : l’impératif du prêt immobilier

Se présenter à sa banque avec un CDI en poche est évidemment source de sécurité et de stabilité aux yeux du prêteur, du moins davantage qu’un CDD, ou qu’un profil d’indépendant, d’intérimaire ou d’intermittent. Mais qui peut garantir de conserver un CDI durant 25 années de remboursement de son prêt ? Dans le monde d’aujourd’hui, n’est-ce d’ailleurs pas quelque peu illusoire d’associer un CDI à la sécurité ou à la stabilité professionnelle, lorsque l’on connaît les chiffres de démissions, de ruptures conventionnelles, de licenciements économiques ou encore de reconversions professionnelles ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la moitié des CDI conclus sont rompus dans les deux années qui suivent la signature du contrat.

Il en va de même pour tout élément qui forme la situation de l’emprunteur au moment de la souscription d’un prêt. Les banques préfèrent prêter à un couple, pour mieux garantir la capacité financière à rembourser les échéances. Mais sans vouloir paraître trop cyniques, d’un point de vue financier, la stabilité de la situation personnelle n’est-elle pas plus engagée et fiable pour une personne seule que pour un couple ? En bref, le CDI n’est donc pas un absolu en soi. La banque exigera en revanche que l’emprunteur puisse justifier de revenus réguliers et d’une situation financière saine. Si elle ne pourra pas prédire l’avenir, pas plus que l’emprunteur, elle pourra discerner sa capacité à gérer ses comptes bancaires, à épargner, donc à faire preuve de prévoyance, ce qui démontrera un réel et sérieux investissement pour parvenir à accéder à la propriété.

Les solutions pour obtenir un crédit immobilier sans CDI

Si certaines banques affichent des conditions drastiques sur leurs exigences de profils, d’autres sont moins draconiennes, et restent ouvertes à des profils sans CDI, qui justifieront d’arguments solides de stabilité financière. Voici quatre solutions pour obtenir son crédit immobilier.

N°1 : La capacité d’épargne, l’argument ultime !

Sans CDI, l’objectif va être de rassurer la banque. Justifier d’une capacité d’épargne est évidemment extrêmement positif. Pourquoi ? Et bien parce que cela démontre une bonne gestion de ses comptes, d’abord sans découvert, mais aussi sa capacité à restreindre son budget quotidien, donc à agir et dépenser avec prévoyance. L’épargne peut être investie comme apport personnel, pour prendre en charge les frais de notaire ou les intérêts du prêt.

C’est également rassurant pour la banque, qui sait qu’un matelas financier est disponible en cas d’aléas de la vie, et en l’occurrence liés au contrat de travail. Justifier d’un contrat d’assurance vie fourni, ou d’un livret quelconque, assure la sérénité du prêt.

N°2 : Ne pas atteindre son taux d’endettement

Le taux d’endettement est fixé à 33 %, toutes mensualités confondues. Idéalement donc, mieux vaudra ne pas avoir contracté d’autres crédits, ou ne conserver qu’un crédit auto, qui est plutôt classique. Si la mensualité du prêt immobilier atteint le taux d’endettement, cela signifie qu’en cas d’imprévu, et notamment de perte d’emploi ou de salaire inférieur à sa moyenne, il sera difficile pour l’emprunteur de faire face sans se servir dans l’épargne. C’est un risque supplémentaire pris pour la banque. Pour ce faire, il faudra possiblement réduire le montant du prêt, donc réviser son projet d’achat ou de construction.

N°3 : Recourir à un garant ou cautionnaire

Si la situation semble trop instable aux yeux de la banque, il sera possible de solliciter un garant. Il s’agira le plus souvent d’un parent dont la solvabilité est fiable et suffisante, qui classiquement sera lui-même propriétaire et aura fini de rembourser son propre prêt. Il s’engagera alors à rembourser les mensualités du crédit immobilier en cas de défaillance de l’emprunteur. Attention toutefois, le garant sera tenu d’assumer les dettes liées au contrat durant toute la durée de remboursement. La banque sera donc en mesure de refuser le cautionnaire, notamment selon son âge.

N°4 : Solliciter l’argumentaire d’un courtier

Le courtier est le professionnel de l’immobilier. Il connaît parfaitement ce secteur, est au fait de l’ensemble des réglementations, et a su se placer comme un acteur intermédiaire important dans la relation entre l’emprunteur et le prêteur. Il saura pointer les éléments favorables d’un dossier de demande de prêt, en argumentant des atouts fiables et sécurisants. Lorsqu’un dossier de demande ne présente pas le profil idéal recherché par les banques, mieux vaut s’entourer de professionnels qui mettront leur savoir en œuvre pour les intérêts de leurs clients.

Accepter de voir son taux augmenter

Accorder un prêt à un emprunteur dont le profil n’est pas des plus fiables, sur le papier du moins, est une chose. Mais il ne faut pas oublier que l’objectif premier de la banque est de s’assurer d’être remboursée. Aussi, elle appliquera des conditions particulières à l’obtention du prêt, comme notamment un taux d’intérêt plus élevé que la moyenne, généralement de 0,2 à 0,8 point. Elle exigera possiblement également des garanties complémentaires pour l’assurance de prêt. Le prêt coûtera donc plus cher à l’emprunteur.

Deux points sont à nuancer. L’augmentation du taux d’intérêt qui augmente doit pouvoir être supportée par l’emprunteur. La mensualité augmentera, et le taux d’endettement ne devra pas être dépassé pour autant, ce qui peut parfois empêcher le prêt. Mais il y a un autre élément à considérer : le taux d’usure. Il s’agit du taux maximal applicable, qui ne peut aucunement être dépassé. Il est fixé par la Banque de France et révisé trimestriellement. Appliqué dans un souci de protection du consommateur, pour éviter que les organismes prêteurs ne pratiquent des taux abusifs, il rendra parfois le prêt inaccessible, alors même que le taux qui aurait dû être appliqué entre dans le taux d’endettement.

 
 

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